Rompre avec la spirale de la violence

Avant de commencer, nous souhaitons rappeler quelques éléments importants.
Dans la grande majorité des cas, les manifestations de samedi se sont déroulées pacifiquement, grâce au civisme des 800 000 personnes mobilisées et au professionnalisme des forces de sécurité.
Les pillages, qui ont parfois continué dimanche, n’ont, pour l’essentiel, rien à voir avec le mouvement.
Afin de ne pas mélanger revendications légitimes et violences condamnables, nous avons fait le choix d’y répondre en deux communications clairement distinctes.
Une journée choquante
Les manifestations du samedi 17 octobre ont été marquées par des violences et des pillages particulièrement choquants.
Si les premiers responsables restent bien sûr les casseurs, le gouvernement porte une responsabilité écrasante. D’une part car sa stratégie de maintien de l’ordre est obsolète et inefficace ; d’autre part parce qu’en n’écoutant jamais les mobilisations pacifiques, il pousse de fait à l’extrémisation des mouvements sociaux.
Voici notre réponse, que nous voulons complète et nuancée, à lire jusqu’à la fin.
Un besoin urgent d’apaisement
Au-delà des mesures, de court et de moyen termes, que nous présentons dans les slides suivantes, nous alertons une fois de plus sur la rupture quasi-totale du dialogue dans notre pays.
Nous pensons que les événements de samedi appellent à une réponse de fond, et de long terme, pas seulement sécuritaire mais surtout sociétale.
Pour cela, il faut écouter les experts et les expertes, mais aussi préparer un grand renouveau démocratique, ce que nous défendrons pour cette présidentielle.
Dans l’immédiat : venir en aide aux personnes touchées
- Fonds d’urgence avec guichet unique pour les commerces et mairies sinistrés. Garantir des indemnisations rapides.
- Report des charges et des loyers des commerces touchés.
- Soutien psychologique pris en charge pour les pompiers et policiers blessés.
- Reconstruction rapide des bâtiments publics (mairie de Limoges, office du tourisme de Lyon…).
- Accompagnement des manifestants blessés vers un dépôt de plainte effectif.
Adopter une réponse pénale pour les coupables
- Peines d’intérêt général pour mettre les casseurs à contribution.
- Enquêtes via les vidéos postées et enregistrées, ainsi que via les annonces déposées en ligne (ex : sur Vinted) pour identifier les casseurs et les pilleurs.
- Travail de concert avec les pays européens pour retrouver les casseurs venus d’autres pays.
- Suivi éducatif systématique pour les mineurs interpellés, et leur famille, en plus de la réponse judiciaire.
Ne jamais vivre ça
- Commission d’enquête transpartisane à l’Assemblée nationale sur les événements du 17 octobre, pour établir les causes et les responsables.
- Indépendance de l’IGPN, enquête systématique sur chaque fait de violence policière. Suspension conservatoire, dès l’ouverture de l’enquête, d’un agent identifié comme auteur de violences disproportionnées (avec suspension des primes, de l’arme et de l’avancement).
- Systématisation des caméras-piétons pour les policiers. Sanctions réelles pour le non-port du RIO et l’occultation des caméras.
- Révision de notre doctrine du maintien de l’ordre, en prenant exemple sur ce qui marche chez d’autres pays européens. Eclaircir le rôle des policiers en civil.
- Nouvelle police de proximité.
- Présence renforcée de médiateurs et éducateurs, notamment dans les collèges et les lycées, pour éviter le décrochage.
- Nous demandons enfin au président de la République d’accepter la démission du ministre de l’Intérieur.

















